Le soin que nous prenons de nous-même reflète souvent l’estime qu’on se porte à soi-même et réciproquement. Ce qui signifie que se préoccuper de son bien-être a un impact sur l’estime de soi, et améliorer l’estime de soi augmente le bien-être.
Je voulais aborder cette notion aujourd’hui parce qu’elle me semble fondamentale. En tant que femme expatriée, notre estime de soi est effectivement « challengée ». Avoir de l’estime pour soi fera pourtant toute la différence dans le fait qu’une femme, conjoint d’expatrié saura transformer ce statut et cette période d’expatriation en opportunité de réalisation professionnelle et personnelle.
Le processus « classique » de la perte d’estime de soi des femmes expatriées
- On quitte son emploi, ses repères culturels et sociaux
- On soutient ses enfants et son mari dans le processus de changement induit par le départ en expatriation. A l’inverse de nous, « ils savent où ils vont » : crèche ou école et travail
- On se retrouve seule face à soi-même et c’est la porte ouverte à l’écoute de notre petite voix intérieure. C’est à ce moment-là que l’estime de soi peut être fragilisée.
L’estime de soi: s’aimer soi-même
Voici une vidéo dans laquelle Christophe André*, psychiatre et psychothérapeute spécialisé en psychothérapie comportementale et cognitive, explique ce qu’est l’estime de soi.
Christophe andré et l’estime de soi par supervielle
Expatriation, femme et estime de soi
Ce que je retiens de ce que dit Christophe André et que je mets en regard de l’expérience de mes clientes, de ma propre expérience lors de ma première expatriation en Belgique et des femmes que j’ai rencontrées depuis 6 ans:
– En partant en expatriation, nous perdons tous nos repères (notre rôle en tant que professionnelle, nos amis, notre famille..) et nos références culturelles qui sont autant de miroirs de qui nous sommes et de ce à quoi nous contribuons dans la société
– Nous ne nous sentons plus « l’égale des autres » : nous sommes en recherche d’emploi. Ce qui équivaut à être à la recherche d’un statut social. Il nous faut retrouver une place qui sera la nôtre en retrouvant un travail. Cela va prendre quelques mois pour retrouver ses premiers repères. L’élément temporel et le niveau d’estime de soi seront alors déterminants pour reprendre notre vie en main.
– Nous pouvons avoir une tendance à nous isoler et à rentrer dans un processus intime de dévalorisation voire d’oubli de soi. Lorsque je vivais à Shanghai, j’ai rencontré des femmes qui étaient dépressives depuis des années. En apparence, elles pouvaient donner à penser qu’elles avaient tout : une famille et aucun souci financier. En fait, elles avaient perdu le sens de leur vie, elles vivaient dans l’oubli d’elles même et de leurs besoins. De ce fait, elles n’envisageaient pas de projets pour elles-mêmes. Elles ne se projetaient pas dans leur avenir. C’était sincèrement poignant lorsque je les entendais parler.
– Il peut être presque impossible de parler des difficultés que nous rencontrons dans notre recherche d’emploi. Nous pouvons nous mettre beaucoup de pression parce que nous savons que nous avons besoin de travailler pour nous réaliser. Nous sommes amenés à être sévère envers nous-même et tomber dans le piège du perfectionnisme qui pourra finalement nous empêcher d’agir. Delà un véritable cercle vicieux qui entamera l’estime et nous mettra en échec.
C’est un processus tout à fait naturel de transition de vie mais l’expatriation, avec toutes ses composantes de pertes de repères, d’éloignement des amis et de la famille et de différences culturelles, rend plus difficile à vivre. La problématique de l’estime de soi est d’ailleurs très souvent ce qui amène mes clientes à me contacter. Nous travaillons ensemble à retrouver leur identité, le sens qu’elles veulent donner à leur vie et le projet professionnel qui va leur donner la foi comme le dit Christophe André. Foi, que j’appelerais « flamme intérieure » : ce par quoi elles sont passionnées.
Christophe André a écrit de nombreux livres très intéressants: bibliographie. Il écrit également des chroniques sur psychologies.com et tient aussi un blog sur lequel il rédige toutes sortes d’articles professionnels et grand public.
Questions de coaching :
- Sur une échelle de 0 à 10, où situez-vous votre estime de vous-même ?
- Quels sont les messages récurrents de votre « petite voix » intérieure qui vous empêchent de faire ce que vous voudriez faire?
- Prenez du recul, et demandez-vous : quels sont les messages positifs que veut vous envoyer votre « petite voix » intérieure?
- Par quelles actions ou changements pouvez-vous prendre en compte ces messages positifs?
«Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves.» Eleanor Roosevelt
Pour pensez à vous et retrouvez un sens à votre vie professionnelle, pensez au coaching et contactez moi: delphine@femmesdechallenges.com.
Pour aller plus loin: Pensez-y! – J’accompagne les femmes expatriées dans leur réalisation professionnelle: Vous voulez faire un bilan professionnel? Vous voulez être accompagnée pendant votre recherche d’emploi? Vous voulez devenir auto-entrepreneure? Je suis votre partenaire dans votre réalisation professionnelle. Prenons rdv
Merci Delphine pour ce tres bon article qui traite d’un sujet qui est au coeur de la problematique du conjoint expatrie.
Avoir une bonne estime de soi est la clef pour reussir socialement et professionnellement. C’est encore plus vrai dans un contexte d’expatriation.
Merci de pointer du doigt cette dimension essentielle.
Veronique